« La nature se suffit à elle-même » : Pourquoi cette idée reçue nuit au bien-être du cheval

La nature ne suffit pas toujours au cheval domestique. Découvrez pourquoi la santé équine et le bien-être du cheval nécessitent une approche adaptée à ses besoins physiologiques.

« Pas besoin de tout ça, la nature se suffit à elle-même. »

C’est le commentaire que j’ai reçu très récemment suite à une vidéo où je promouvais le webinaire sur l’alimentation du jeune cheval.

Alors, parlons-en deux minutes.

La physiologie du cheval : bien faite, mais pour quel contexte ?

La physiologie du cheval est extrêmement bien faite. Et elle est faite pour évoluer dans les conditions spécifiques d’une vie de cheval.

C’est typiquement ce qu’on vous rabâche à longueur de journée avec les fameux 3F des besoins fondamentaux :

  • Freedom (la liberté de mouvement)
  • Feeding (l’alimentation adaptée et continue)
  • Friends (les interactions avec ses congénères)

Mais attention aux raccourcis… Une « vie de cheval » ne signifie absolument pas une vie dans la nature et livré à lui-même !

La réalité brute de la vie sauvage

Pourquoi je dis ça ?
Parce qu’un cheval à l’état sauvage dans la nature, il vit entre 8 et 15 ans seulement.

La réalité de sa vie, c’est ça :

  • Il est en compétition permanente pour trouver de la nourriture, défendre sa place ou préserver sa lignée.
  • Il souffre régulièrement de blessures, de maladies ou de parasites, sans personne pour le soigner… et j’en passe !

Un cheval à l’état naturel est un cheval pleinement sain et heureux ? C’est questionnable. Personne ne devrait souhaiter une telle rudesse à nos chevaux domestiques, qui ont en plus été sélectionnés par l’humain depuis des générations (même les plus extrêmes d’entre nous !).

Pourquoi « notre » nature est insuffisante pour la santé équine

Quand on essaie d’offrir « la nature » à nos chevaux dans un cadre domestique, on leur offre avant tout deux choses primordiales : la sécurité et la santé. Mais soyons honnêtes : un pré ou un paddock, aussi grand soit-il, ne permet pas malgré tout de répondre à l’ensemble de ses besoins de manière optimale. 

Les besoins nutritionnels ne sont pas toujours comblés par “la nature” qu’on leur offre, nos sols ne suffisent pas à user les pieds suffisamment, nos prairies ne sont pas suffisamment enrichies autant en terme de variété du couvert végétal que de centres d’intérêt et j’en passe.

La vraie nature est hostile, la nature parcellaire qu’on leur offre reste insuffisante. Aujourd’hui, les besoins physiologiques pour garantir la santé équine et le bien-être du cheval sont très bien identifiés grâce aux travaux des formidables chercheur·ses qui œuvrent pour eux au quotidien.

C’est notre responsabilité en tant que propriétaires, gardiens ou passionnés de tout faire pour que tous leurs besoins soient réellement comblés. Je ne parle même pas d’être « heureux » dans un grand concept flou mais je parle juste de répondre à leurs besoins vitaux et physiologiques !

En résumé

  • La vraie nature est hostile.
  • La nature qu’on leur offre est insuffisante.
  • Les connaissances scientifiques sont accessibles.

Alors, qu’attendons-nous pour faire de notre mieux et continuer à nous former pour eux ?

Les webinaires sont là pour que tu ailles plus loin.
Les replays t’attendent !
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